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"Comment repérer les signes d'un trouble bipolaire"
Le blog du parler vrai et sans détour sur la Bipolarité! Pour toi, pour nous, pour tes proches et pour tous ceux qui n'y connaissent rien!
Il y a ces périodes où tout roule tout seul, où l’élan te porte, où tu pourrais déplacer des montagnes sans même t’en rendre compte. Et puis il y a ces autres jours — ceux où te lever, te laver, envoyer un simple message — demande déjà tout ce qu’il te reste de courage.
Vivre avec une humeur instable, c’est naviguer dans un climat intérieur qui change plus vite que la météo. Alors comment rester motivé quand l’énergie, l’envie, la clarté fluctuent sans prévenir ?
Voici des stratégies qui fonctionnent dans la vraie vie, pas dans les livres parfaits.
On t’a vendu la motivation comme une grande vague.
En réalité, elle ressemble plutôt à des petites éclaboussures.
Quand tout semble lourd, ne vise pas de grandes avancées.
→ Vise 10 minutes, une tâche, un mini-début.
Tu peux ne pas avoir l’énergie pour faire “tout”.
Mais souvent, tu as l’énergie pour “un petit quelque chose”.
Et ce petit quelque chose suffit à te remettre en mouvement.
L’élan des phases hautes peut être un cadeau, si tu l’utilises sans te brûler.
Pendant ces moments :
prépare l’avenir : courses, tâches, organisation
avance sur ce qui te demande habituellement beaucoup d’énergie
note tes idées sans les suivre toutes
L’idée n’est pas d’exploiter la phase haute jusqu’à l’épuisement,
mais de planter des graines pour les périodes plus basses.
Quand l’humeur part dans tous les sens, les routines tiennent lieu de garde-fous.
Pas des routines rigides. Des routines douces.
Celles que tu peux maintenir même au ralenti.
Par exemple :
te lever à la même heure ± 30 minutes
boire un grand verre d’eau
marcher 5 minutes dehors
écrire trois lignes dans un carnet
ranger un seul objet
Ce sont des petites ancres qui disent à ton cerveau :
“On continue d’avancer, même doucement.”
Ce n’est pas un échec d’adapter ta journée à ton état intérieur.
C’est une compétence.
Tu peux te dire :
“Aujourd’hui je suis capable de 70%.”
“Aujourd’hui je suis capable de 20%.”
“Aujourd’hui, 5% c’est déjà héroïque.”
La motivation n’est pas un pourcentage fixe.
Elle respire avec toi.
Quand l’intérieur se dérègle, l’extérieur peut soutenir.
Pas avec des phrases comme “allez, force un peu”.
Mais avec :
un message à une personne-sémaphore
un rappel positif automatique sur ton téléphone
un audio que tu t’es enregistré un bon jour
un plan d’action prêt à l’emploi écrit quand tu vas mieux
Tu n’as pas à porter toute ta motivation seul.
C’est ok d’avoir un système autour de toi.
Parce que dans les périodes basses, les résultats sont minuscules.
Mais l’effort, lui, est énorme.
Te doucher peut valoir mille victoires.
Répondre à un message peut être un sommet.
T’habiller peut être un exploit olympique.
Plus tu reconnais tes efforts, plus la motivation revient naturellement.
Le cerveau adore être encouragé — même pour les petits pas.
Dans la phase basse, tu oublies que tu remonteras.
Dans la phase haute, tu oublies que tu redescendras.
La bipolarité, c’est aussi un mouvement.
Rien ne dure. Ni le creux, ni le sommet.
Parfois, la seule motivation possible, c’est cette phrase :
“Ce que je vis maintenant n’est pas permanent.”
Et ça, c’est déjà une lumière.

À propos

Salut 👋 Je suis Isa de STABILIMIND, j'ai créé ce blog pour parler bipolarité positive!